Agir au quotidien pour protéger son cœur

La santé cardiovasculaire est un enjeu majeur pour toutes les femmes, à chaque étape de la vie. Les fluctuations hormonales, notamment autour de la ménopause, rendent le cœur et le métabolisme particulièrement sensibles aux habitudes de vie. Pour autant, 80% des déséquilibres cardiométaboliques pourraient être évités grâce à une prévention adaptée. 

13/02/2026

5 min

L’activité physique : un pilier indispensable

L’activité physique régulière est l’un des leviers les plus puissants pour protéger le cœur et réguler le métabolisme. Selon l’Organisation mondiale de la santé1, pratiquer au moins 150 minutes par semaine d’exercice modéré à intense permet de réduire significativement les risques cardiovasculaires.

L’activité physique régulière, qu’elle soit d’endurance ou de renforcement musculaire, améliore la sensibilité à l’insuline, le profil lipidique et la composition corporelle, tout en favorisant le maintien de la masse musculaire, déterminant clé du métabolisme basal2.  

Sur le plan lipidique, l’activité physique contribue à une meilleure utilisation des graisses comme source d’énergie. Elle favorise la diminution des triglycérides, améliore la qualité du HDL-cholestérol et limite l’accumulation de graisse viscérale, reconnue comme la plus délétère sur le plan cardiométabolique.  

L’exercice régulier influence également la composition corporelle en aidant à préserver, voire augmenter, la masse musculaire. Or, le muscle est un organe métaboliquement actif : plus la masse musculaire est élevée, plus la dépense énergétique de repos est importante. Le maintien de cette masse musculaire est donc un déterminant clé du métabolisme basal et de la capacité de l’organisme à réguler le poids et la glycémie.  

Chez la femme, notamment à partir de la quarantaine et à l’approche de la ménopause, la perte progressive de masse musculaire contribue au ralentissement métabolique, à la prise de poids abdominale et à l’augmentation du risque cardiométabolique. L’intégration régulière d’activités d’endurance et de renforcement musculaire permet de contrebalancer ces mécanismes, de préserver l’énergie et de soutenir durablement la santé cardiométabolique.  

Alimentation et santé cardiométabolique

Alimentation et santé cardiométabolique

L’alimentation est au cœur de la prévention cardiovasculaire. Elle influence directement la glycémie, le profil lipidique, l’inflammation de bas grade et la composition corporelle, des paramètres particulièrement sensibles aux changements hormonaux. Une alimentation adaptée ne consiste pas à se priver, mais à faire des choix structurants et réguliers


Les bases d’une alimentation cardioprotectrice 


Les recommandations s’inspirent du régime méditerranéen, largement étudié pour ses effets protecteurs sur le cœur. Ce type d’alimentation privilégie : 



  • Les fruits et légumes frais, riches en fibres et en antioxydants 

  • Les légumineuses comme les lentilles et pois chiches 

  • Les poissons gras, riches en oméga-3 

  • Les huiles végétales de qualité, notamment l’huile d’olive 
    À l’inverse, il est conseillé de limiter les graisses saturées, le sel et les sucres simples, ainsi que les produits ultra-transformés. 


Fibres alimentaires : un levier sous-estimé 


Les fibres alimentaires jouent un rôle central dans la régulation du métabolisme. Elles réduisent les pics glycémiques après les repas, améliorent la sensibilité à l’insuline et contribuent à la satiété. De plus, elles moduleraient le microbiote intestinal, un acteur clé de l’inflammation et du métabolisme.3 
Chez les femmes, les apports en fibres sont souvent inférieurs aux recommandations. Pour y remédier, il est conseillé d’intégrer légumes, fruits entiers, légumineuses et graines à chaque repas, et de commencer les repas par une portion de légumes ou une salade, ce qui réduit naturellement la réponse glycémique du repas. 

Qualité des glucides : stabiliser l’énergie

Qualité des glucides : stabiliser l’énergie

Les glucides à faible index glycémique, riches en fibres et en micronutriments, permettent de stabiliser la glycémie, d’éviter les fringales et de limiter le stockage abdominal. À l’inverse, les sucres raffinés et les produits ultra-transformés favorisent l’hyperinsulinisme, les fluctuations d’énergie et la prise de poids. 
Pour un équilibre optimal, il est recommandé d’associer les glucides à des protéines et des bonnes graisses, et de privilégier les légumineuses, les céréales complètes et les fruits entiers


Apports protéiques adaptés 


Les protéines sont essentielles pour préserver la masse musculaire et soutenir le métabolisme, particulièrement chez les femmes après 40 ans, lorsque la ménopause peut accélérer la perte musculaire. Une répartition équilibrée des apports protéiques sur la journée, y compris au petit-déjeuner, est recommandée. Il est intéressant de varier les sources qui peuvent être animales (œufs, poisson, volailles) ou végétales (légumineuses, yaourt grec, fromage blanc nature). 


Lipides de qualité : soutenir le cœur et les hormones 


Les lipides ne sont pas à bannir : ils jouent un rôle essentiel dans la structure cellulaire, la production hormonale et la protection cardiovasculaire. Les acides gras mono-insaturés (huile d’olive) et les oméga-3 (poissons gras, graines de lin, noix) réduisent l’inflammation et améliorent le profil lipidique. Limiter les graisses transformées, souvent présentes dans les produits industriels et fritures, est également essentiel. 

Sommeil et gestion du stress

Sommeil et gestion du stress

Le sommeil et le stress sont désormais reconnus comme des déterminants majeurs de la santé cardiovasculaire. Un sommeil de 7 à 9 heures et la pratique de techniques de relaxation ou de méditation permettent de limiter le stress chronique, l’excès de cortisol et la résistance à l'insuline, réduisant ainsi le risque cardiovasculaire4
 


Arrêt du tabac 


Le tabac double le risque de maladie cardiovasculaire chez les femmes. L’arrêt, même tardif, entraîne une diminution rapide du risque coronarien, ce qui en fait une priorité absolue dans toute stratégie de prévention5

Plantes & micronutriments : des alliés pour votre équilibre cardiométabolique

Certains actifs naturels, comme les plantes, les vitamines et les minéraux, peuvent accompagner l’organisme dans le maintien d’un bon équilibre cardiométabolique. Sélectionnés pour leurs effets complémentaires, ils agissent notamment sur le métabolisme des sucres et des graisses, la gestion du stress et l’équilibre émotionnel. Intégrés dans une approche globale incluant une alimentation équilibrée et un mode de vie sain, ils constituent de précieux alliés pour prendre soin de son cœur au quotidien. 

Ils peuvent agir de manière multi-cibles sur le métabolisme glucidique et lipidique6. L’artichaut aide notamment au maintien des niveaux normaux de lipides sanguins. 

Le safran (Crocus sativus L.) possède des propriétés apaisantes attribuées à une combinaison spécifique de composés bioactifs, principalement les crocines et le safranal. Il contribue à l’équilibre émotionnel et à la modulation de la réponse au stress7.    

Indispensable à la santé, le magnésium intervient dans plus de 300 réactions de l'organisme. Il contribue à réduire la fatigue, participe au fonctionnement normal du système nerveux et musculaire, ainsi qu'à des fonctions psychologiques normales.    

La rhodiola est une plante adaptogène, qui aide à réduire l'anxiété et à protéger contre le stress, particulièrement lors d’un surmenage ou d’une situation ponctuelle stressante. Elle contribue à améliorer la gestion du stress, dont le stress émotionnel, pour un bien-être physique et mental optimal.    

Les vitamines B sont reconnues pour leur rôle dans la réduction de la fatigue et le soutien du système nerveux. La vitamine B6 soutient le fonctionnement optimal du système nerveux, des fonctions psychologiques, tout en aidant à réduire la fatigue.   La vitamine D3 est un nutriment clé pour les femmes ménopausées. Elle soutient le fonctionnement musculaire et participe au bon fonctionnement du système immunitaire, accompagnant l’organisme face aux changements liés à cette période de vie.  

La berbérine est un composé végétal étudié pour son interaction avec différents mécanismes biologiques impliqués dans la régulation de l’organisme. Elle est couramment utilisée dans des approches visant à soutenir l’équilibre métabolique.